Chaque année, des milliers de nids de frelons s’installent sous les toitures françaises. Entre juin et octobre, ces insectes colonisent les espaces vides sous les tuiles, dans les combles et derrière les fascias. Voici comment réagir.

Reconnaître un nid de frelons

Le frelon commun et le frelon asiatique (invasif) sont les deux espèces les plus fréquentes en France. Le nid se présente comme une boule grisâtre en papier mâché, souvent :

  • Accroché à une charpente dans les combles
  • Glissé sous des tuiles décollées
  • Installé derrière un bardage ou une sous-face de toit

Signes d’alerte : va-et-vient important de gros insectes autour d’un même point, bourdonnement sourd depuis le plafond ou les murs.

Est-ce dangereux ?

Le frelon commun est moins agressif qu’on ne le croit — il n’attaque que si on s’approche trop du nid. Le frelon asiatique (jaune et noir, petite taille) est plus agressif et représente un danger réel pour les personnes allergiques.

Ne jamais :

  • Boucher l’entrée du nid
  • Verser de l’eau bouillante ou de l’essence
  • Approcher sans protection

Faire appel aux pompiers ou à un professionnel ?

Depuis 2018, les pompiers n’interviennent plus gratuitement pour les nids de frelons dans les habitations privées (sauf danger immédiat). Il faut faire appel à un désinsectiseur professionnel.

Le coût d’une destruction de nid varie de 80 à 200 € selon l’accessibilité et la taille.

Prévention pour les années suivantes

Une fois le nid détruit, agissez pour éviter le retour :

  • Combler les espaces sous les tuiles avec de la mousse expansive
  • Poser des filets anti-oiseaux et anti-insectes sous les débords de toit
  • Inspecter les combles chaque printemps avant que la reine ne s’installe
  • Poser des pièges à reines au printemps (mars-avril)

Le cas du frelon asiatique

Espèce invasive protégée par un arrêté de lutte, le frelon asiatique (Vespa velutina) doit être signalé à la mairie. Certaines communes financent partiellement la destruction des nids.